Comment utiliser la base de données BMS de St-Charles-des-Mines de Grand-Pré

 

Cas exemple: Vous avez dans vos notes personnelles que Françoise Gautrot (Claude & Marguerite Landry)
aurait épousé un dénommé Jean Pierre Thémançon à Grand-Pré le 9 octobre 1747.

Or vous ne trouvez pas ce mariage dans le répertoire publié par les Amis-de-Grand-Pré.
Vous désirez accéder à la base de données afin de trouver la solution à vos interrogations:

 

 

Lorsqu'on clique sur le lien de la base de donnée à la page des Dossiers du site web des Amis
on obtient l'écran suivant:

1. Vous pourriez entrer le patronyme ou le patronyme et «,» et le prénom de la personne que vous recherchez.
Toutefois si l'orthographe de vos notes diffère de celle de la base de données la recherche échouera.

2. Vous pourriez cliquer sur le bouton [List] pour obtenir la liste de toutes les éléments de la base de données.
Toutefois cette liste pourrait être très longue à parcourir.

3. En cliquant sur la première lettre vous obtiendrez la liste de tous les patronymes de la base débutant par cette lettre.

Suivant notre Cas exemple vous cliqueriez sur «G» la première lettre de Gautrot

Vous obtenez alors l'écran suivant:

qui indique qu'il y 86 occurences du patronyme Gautrot

en cliquant sur [GAUTROT] vous obtenez la liste des Gautrot.
Par chance la liste ne contient qu'une seule occurence de Gautrot, Francoise.
Cliquez cet item et vous obtenez la fiche de Francoise Gautrot:

La coincidence de la date de mariage « 9 OCT 1747 » et du prénom de l'époux avec
vos notes personnelles vous intrigue.
Vous aimeriez en savoir davantage sur ce Jean-Pierre Clémenceau.
Cliquant sur cet item [Jean Pierre CLEMENCEAU] vous obtenez:

La note de cette fiche vous apprend que:
1. le transcripteur du Diocèse de Baton-Rouge avait lu par erreur « Thémançon» (peut-être la source de vos notes).
2. Placide Gaudet avait, en 1895, transcrit la date 6 octobre plutôt que le 9 octobre écrit sur l'acte original..
3. Stephen White (DGFA-1), n'expliquant pas la différence avec l'acte, avait peut-être utilisé la transcription de Placide Gaudet.
4. Jean Pierre n'était pas le fils biologique de Jean Clémenceau.

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fin de « Comment utiliser la base de données »
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Votre curiosité étant piquée vous décidez d'aller à la source. Vous notez « RGP-3,89 » et courrez au lieu historique de Grand-Pré.
Vous exigez que l'on vous exhibe la 89ième image du troisième registre de Grand-Pré.

Que voici.


Contrairement à Placide G. vous lisez « L'an mil sept cent quarante sept et le neuf octobre.. ».
Contrairement à DoBR vous lisez « Jean Pierre Clemançon ».
Si seulement le transcripteur louisianais s'était donné la peine de vérifier l'information « ..veuf de Marie Martin.. »


(note: le reste de l'acte est situé sur l'image suivante (no 90)

 

 

Quant à la transcription de Placide Gaudet (1895) qui est disponible en ligne sur l'Internet par abonnement
(moins dispendieux qu'un billet d'avion pour aller aux Archives d'Ottawa)

Voilà:

 

Pour en avoir le coeur net vous ouvrez la page (telle qu'indiquée à la fiche de J.P. Clémenceau) 363 du DGFA-1 (Dictionnaire Généalogique des Familles Acadiennes)

En conclusion, vous devriez modifier vos notes personnelles en remplaçant « Thémançon » par « Clémenceau ».

Quant à la date du mariage.. si vous faites confiance au curé DeGouladie conservez le 9 oct tel que stipulé dans l'acte.

Si au contraire vous croyez qu'il doit y avoir une bonne raison pourquoi Placide Gaudet a transcrit « 6 octobre » ..

 

Roger Hétu